À propos de GLWCAP

En 1994, le Plan d’action en matière de conservation des terres humides des Grands Lacs (GLWCAP) a réuni divers partenaires des secteurs public et privé dans un effort pour conserver et remettre en état les terres humides qui existaient encore. Le Plan d’action venait compléter les objectifs de la politique fédérale sur la conservation des terres humides (1991) et de la déclaration de principes de l’Ontario relative aux terres humides (1992).

Il ne s’agissait pas d’un nouveau programme auquel on avait attribué des ressources, mais plutôt d’un plan pour faire les choses autrement (par la coordination, les partenariats et le maillage) et pour appliquer avec énergie les mesures possibles de conservation des terres humides dans le contexte des programmes existants. Ce plan donnait un cadre pour communiquer les renseignements sur les activités collectives de conservation des terres humides sur tout le côté canadien du bassin des Grands Lacs.

Les stratégies du GLWCAP et les jalons qui s’y rapportent sont mis en œuvre par une équipe de représentants d’Environnement Canada, du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, de Canards Illimités Canada, Ontario Nature, Sociétés d’aménagement (Conservation Ontario), et de la Société canadienne pour la conservation de la nature.

Le premier Plan d’action (1994-2001) a procédé du Plan stratégique pour les terres humides du bassin des Grands Lacs. Lancé en 1993, ce plan stratégique de 25 ans fait collaborer plusieurs organismes publics et privés avec des citoyens et des propriétaires fonciers. Son objectif à long terme est de protéger la superficie et la fonction de 30 000 hectares de terres humides dans le bassin d’ici 2020.

En juillet 1994, les ministres fédéral et provincial de l’environnement ont signé l’Accord Canada-Ontario sur l’écosystème du bassin des Grands Lacs (ACO), accord de six ans qui a fixé des objectifs et des délais précis pour rétablir, protéger et maintenir les écosystèmes du bassin. Le GLWCAP constituait un moyen clé pour réaliser l’objectif de l’ACO de remettre en état et de protéger 6 000 hectares d’habitats humides d’ici 2001. L’objectif a été dépassé : plus de 5 000 hectares sont protégés et plus de 12 000 sont remis en état.

Le deuxième plan d’action lancé en 2002, a connu un franc succès. En plus de la protection de plusieurs milliers d’hectares de terres humides dans le bassin des Grands Lacs, les réalisations du deuxième Plan d’action comprennent la production de publications sur les terres humides, des présentoirs et l’offre d’ateliers, de la formation à la restauration des milieux humides, l’achèvement d’un sommaire explicite, binational et uniforme de la répartition des terres humides côtières dans le bassin des Grands Lacs.

Le troisième Plan d’action, lancé en 2005, porte sur une nouvelle série de jalons dans le cadre des mêmes grandes stratégies de conservation élaborées dans les Plans d’action antérieurs. Les progrès accomplis par chacun des jalons sont évalués à la fin de chaque Plan d’action, et ces évaluations servent à contribuer à cibler les secteurs prioritaires et les jalons du prochain Plan d’action. Dans le troisième Plan d’action, les jalons mettront l’accent sur des enjeux importants tels que l’état de santé des terres humides et le contrôle des tendances, les fonctions et les produits et services écologiques de toutes les terres humides, et la biodiversité et les espèces en péril. Des rapports antérieurs sont également disponibles (voir publications); ils documentent les progrès en matière de partenariat par l’entremise du premier Plan d’action.

L’intendance environnementale continuera à figurer au premier plan des objectifs de la phase 4 du GLWCAP, mais ce ne sera pas le seul but visé. Une approche globale à l’égard de la protection des terres humides se dégage et continuera à évoluer. À mesure que les connaissances scientifiques sur les terres humides et les bassins hydrographiques progressent, la connectivité hydrologique prendra de l’importance face aux stratégies du GLWCAP. Grâce à la connectivité, les importantes fonctions des terres humides resteront opérationnelles. Ces fonctions contribuent à protéger nos ressources d’eau douce et nous aident à nous adapter aux effets du changement climatique. Dans la phase 4, le changement climatique sera un élément important du dossier qui occupera les partenaires du GLWCAP. Et la phase suivante poursuivra la longue tradition d’une prestation coordonnée et efficace des efforts de conservation visant les terres humides du bassin des Grands Lacs.